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Speedo Says...

Date 07-04-2017
Elle repousse ses limites : Le parcours d’une coureuse néophyte devenue triathlète

Juriste, photographe et passionnée de course à pied, Leyla Razavi nous conte son parcours sportif et nous explique comment elle se prépare à son prochain défi de triathlon

Après avoir vu mes amis participer au marathon de Marrakech en janvier 2009, j’ai décidé de me mettre à la course à pied. Quelques semaines plus tard, j’avais acheté une paire de baskets et je suis allée courir un peu sans en parler à quiconque.


La course à pied m’a semblé facile et agréable et j’ai pu me libérer du stress de la journée. En quelques semaines, je courais environ 30 minutes sans m’arrêter autour de Regents Park plusieurs fois par semaine après le travail. J’ai été impressionnée de constater ce que nos corps sont capables de faire et je voulais voir à quel point je pouvais repousser mes limites. J’ai vite trouvé le courage d’annoncer à mes amis et à ma famille que j’avais commencé à courir !


Plus tard au cours de cette même année, j’ai participé à ma première course : 15 km à Istanbul, en Turquie. À ce jour, j’ai couru environ 15 semi-marathons (ma distance préférée) et sept marathons, principalement au Royaume-Uni et en Europe. Je suis étonnée de constater à quel point j’ai progressé, et pourtant je suis une femme ordinaire, sans véritable aptitude ni formation athlétique !


Ma famille pense que je suis folle, mais j’aime rester active et j’aime la course à pied. Je ne suis pas Paula Radcliffe, mais j’ai beaucoup de plaisir à voyager pour participer aux courses et me faire de nouveaux amis ainsi que des souvenirs.


Je suis en grande forme physique aussi ; Je n’ai pas de problèmes de santé particuliers et la course m’aide à contrôler mon poids. Je suis aussi plus forte et plus heureuse. Chaque jour lorsque je me lève pour m’entraîner, je sais que je travaille à la meilleure version de moi-même.

« Je sais que je travaille à la meilleure version de moi-même »


Lorsque mes deux partenaires de course ont jeté leur dévolu sur les ultramarathons, j’ai voulu moi-même relever un nouveau défi et, l’année dernière, j’ai participé à un triathlon. Cela me semblait étrange que les gens ne fassent pas seulement de la course, mais de la natation et du cyclisme aussi ; comme si un seul sport ne suffisait pas !


UNE ANNÉE BIEN OCCUPÉE


J’ai donc réappris à nager. J’ai acheté un nouveau vélo et je suis souvent tombée (j’ai encore des bleus) et puis j’ai poursuivi mon entraînement à la course à pied. L’année dernière a été une année très chargée car j’ai essayé de continuer à courir tout en faisant du triathlon : j’ai participé à trois triathlons, trois marathons, et quelques autres courses.

(crédit photo : Wilkins Kennedy Grays Triathlon organisé par East Essex Tri Club)


Cette année, je me concentre sur le triathlon. J’aime le défi que cette discipline impose et puis il y a tant de choses auxquelles je dois penser : les transitions, la sécurité routière, les problèmes mécaniques (crevaisons, chaînes), les règles de la course, et veiller à ne pas trop en faire avant la course…


« J’aime le défi imposé par le triathlon »


Ma principale course sera un triathlon olympique avec mon club de triathlon et de course : Une nage en eau libre de 1 500 m, suivie d’une course à vélo de 40 km pour terminer avec une course à pied de 10 km. Je compte terminer la course en 3h30 environ, nager en 40 minutes, pédaler 1 heure 40, et courir en 55 minutes.


MA PRÉPARATION


J’ai passé les mois d’hiver à travailler ma technique de nage et de vélo. En ce qui me concerne, la natation est la plus difficile des trois disciplines et c’est probablement celle dont je peux tirer le meilleur parti. J’ai donc suivi la phase de construction pour me concentrer sur la technique et accroître mon endurance.


À mesure que mon entraînement progressait, j’ai commencé à travailler mes compétences de cycliste. Étant donné je n’aime pas le vélo autant que la course à pied ou la natation, c’était souvent la session que j’annulais quand j’étais occupée ou fatiguée. J’ai commencé avec des séances hebdomadaires de vélo en salle ou de spinning, mais de manière assez désinvolte je l’avoue.

Les séances en salle étaient adaptées pour ma condition physique générale mais je savais que j’avais vraiment besoin de faire du vélo à l’extérieur. Pour gagner en confiance, j’ai pris des cours particuliers de cyclisme afin d’acquérir les bases, auxquelles j’ai ensuite ajouté des sessions d’entraînement en « bloc de charge » (vélo puis course à pied) avec mon club de triathlon.


EN IMMERSION


J’ai toujours aimé nager mais mon niveau n’était pas très élevé quand j’ai commencé mon entraînement de triathlon. Dans un premier temps, j’ai pris un cours de natation qui m’a permis de suivre des conseils pour m’améliorer. J’ai également lu des articles et des guides d’entraînement en ligne spécialement destinés aux triathlètes. J’ai trouvé des vidéos sur YouTube et je me suis inscrite à un cours technique. C’est en nageant régulièrement et en travaillant ma technique que je suis passée de la nécessité de prendre une pause après chaque longueur au plaisir de nager dans le couloir rapide !


Quand mon emploi du temps me le permet, je nage dans un groupe suivi par un coach. Je recommande vivement d’intégrer un groupe de natation pour obtenir des conseils techniques. Ces cours sont divertissants et intenses car on doit essayer de garder la cadence !


« Je recommande d’intégrer un groupe de natation : ces cours sont divertissants et intenses »


Je nage actuellement en piscine trois fois par semaine de 6 à 7,5 km. Chaque session dure environ 60 à 80 minutes et comprend des exercices techniques, suivis de séances de nage soutenues.

CONCILIER LE TRAVAIL ET LE PLAISIR


Mes horaires de travail sont souvent éprouvants, mais je prends le temps de m’accorder une pause-déjeuner au cours de laquelle je peux caser de courtes sessions. Je garde aussi un rythme régulier : je cours une partie du trajet de retour à mon domicile le lundi soir, j’ai une session d’entraînement personnalisé le mercredi soir et je nage le vendredi après le travail.


GARDER LA MOTIVATION


Comme la plupart des gens, je lutte pour rester motivée ; Je suis facilement distraite par les amis, le travail vient parfois contrecarrer mes projets et il arrive également que je me sente tout simplement trop fatiguée.


Mes conseils les plus avisés sont donc les suivants : - Planifiez votre semaine à l’avance et prévoyez des entraînements avec des amis car il est plus difficile de faire marche arrière ensuite - Emportez avec vous votre tenue de course à pied et de natation au moins quelques fois par semaine. Vous aurez ainsi le choix d’intervertir les séances d’entraînement ou même de vous dégourdir - Gardez un historique de vos séances d’entraînement afin de suivre vos progrès - mon 400 m est-il plus rapide ? Puis-je porter des poids plus lourds à présent ? Le fait de voir les résultats me permet de rester motivée étant donné que j’ai l’esprit de compétition avec moi-même - Écoutez votre corps - si je me sens épuisée, il me suffit souvent de quelques jours de repos, de rattraper mon retard de sommeil et de bien manger.

J’ai donc quelques mois bien occupés devant moi, avec des sessions plus longues et plus difficiles. Je suis enthousiaste et je me sens en même temps un peu nerveuse : je suis impatiente à l’idée de me retrouver sur la ligne de départ et de voir comment je vais m’en sortir !


Peu importe le temps que je réaliserai au triathlon olympique, le fait de m’entraîner autant en m’éloignant de ma zone de confort est une réussite en soi et je me réjouis à l’idée de repousser encore mes limites à l’avenir. Qui sait, peut-être que l’année prochaine je pourrai même m’inscrire à un triathlon encore plus intense ! Vous pouvez suivre mon parcours sur le site leylarazavi.com/blog. Espérons que je réussirai l’épreuve de natation et que je ne crèverai pas en vélo !